Semelles Féeriques

Orelie et Sophie partent sur les routes du monde... Départ le 1er Novembre 2007!

01.11.08

Sabaidi ! Un sourire de soleil

Nous sommes au Laos. Des kilomètres de nuit au creux du bus, la mélodie en voyelle des laos nous accueille. Dans la continuité bouddhiste, les temples s’élèvent au sein des villes et éclatent de dorures et de couleurs. Les marches pour les atteindre sont enlacées de dragons majestueux à la gueule ouverte.Nos petits pas, dans les empreintes imaginaires des éléphants, nous voilà sur les routes de Vientiane, Vang Vien, Luang Prabang. Rien d’original, c’est là où vont tous les touristes. Pas trop loin dans la jungle, tout est fait pour vous accueillir, si à la place de votre main « foreigner » il y a des dollars en guise de doigts. Ainsi tout devient possible: la rivière franchissable, les robinets des cascades s’ouvrent, la nature vous accueille. Impressionnante, gigantesque !!!

Nous sommes à la fin de la mousson, chaque journée s’habille d’une pluie fine ou diluvienne, ce qui enjolive, comme une dentelle, la verdure de la flore. A la joie des farang (nom donné en Asie aux étrangers) qui peuvent sortir leur nouvelle parure, provenant de la collection « Fashion Condom ». Fine couche de plastique à la coupe confort des imperméables, vient s’ajuster sur votre ensemble mini-short-débardeur, le tout, dans une transparence élastique qui sied à merveille. Le petit plus, vous pouvez y glisser votre dernier numérique, complètement à l’abri, garanti des images uniques.

Quand on est protégé, tout est possible!

Le ride dans les rues nous fait découvrir de jolies constructions aux allusions françaises, un Mékong porteur de vie. On se laisse emporter par la tranquillité de ce pays. Sur les visages on peut lire une douceur, ces lignes nous amènent vers le sud, à Tad Lo, où Mam’Pap, le sourire jusqu’aux oreilles, nous offre un petit bungalow sur pilllotis. Les vaches, les cochons, les poules, se réunissent sous ces cabanes de bambous, concentrés sur leur recherche de nourriture au travers des herbes. Ainsi, on peut prendre le temps d’observer ces bêtes.

Lorsqu’on était dans les 4000 Island, sur Don det, aux premières heures du soleil, quand tu vas prendre ta douche, tu peux faire les cœurs avec le cochon d’à côté qui grogne joyeusement. Posées chez Mr Thos pendant une dizaine de jours, Ning, conscrite à Oreli, nous chouchoute.

Les pensées se dessinent sur les papiers ; une atmosphère d’imagination emplie mes yeux, le ciel respire un oxygène qui fait place à un monde cotonneux aux éclats rosés.

Un instant de réalité où l’on apprend  «l’effondrement du capitalisme primaire», rien qu’à les écrire, ces mots me paressent incompréhensibles. Pourtant, l’agitation des conversations toubabiennes résonnent jusqu’à nous. Et oui nous faisons parti de ce monde !

Petit Prince crois-tu que cela est une nouvelle planète ?

Posté par semelles à 06:39 AM - Commentaires [0] - Permalien [#]

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